17 novembre 2009
grippe cochonne
la campagne tonitruante de vaccination orchestrée partout, y compris dans les lycées, tombe bien à propos. On évite une grippe dangereuse, mais on marque un recul réactionnaire sur la prévention des grossesses d'adolescents... Tout cela pour mettre madame Royal au pilori, à moins que cela soit pour lui donner un coup de pouce. En tous cas la réaction de Monsieur Chatel, ministre, est contraire à la loi, et aux pratiques qui en découle. Depuis longtemps la sexualité des jeunes de plus de 15 ans est reconnue comme leur propre affaire . Autant leur éviter le plus de déboires.
11 novembre 2009
91 ans ...
Cérémonie un peu plus étoffée ce 11 novembre... le monument du cimetière n'a pas été oublié cette fois, donc il y a eu cortège et fanfare pour rejoindre la mairie... au grand dam de quelques automobilistes piégés par le défilé... Difficile de ne pas marcher au pas, cela demande un plus grand effort de concentration que de se laisser porter par le "une-deux".
Au cimetière, la place manquait et certains assistants se sont retrouvés parmi les tombes. Sur certaines d'entre-elles le nom, la photo voire le lieu ou ils sont tombés rappellent au passant la masse des citoyens sacrifiés au nom de la France. Rien que pour eux, le 11 novembre doit rester célébré, rester férié, rester un pivot du rite républicain. On ne va pas passer ces 1,4 millions de morts par la trappe, ni l'espoir de paix que la majorité des survivants portaient. Bien sûr, il y aura toujours de initiatives bancales, comme celle d'inviter la chancelière allemande sur la tombe du soldat inconnu, acte plus humiliant qu'autre chose pour elle, mais l'histoire fera facilement le tri entre les "coups de com" et les gestes vraiment révélateurs. L'entreprise sakozienne de la journée n'est que de l'aproximation d'ignorantin, facilement pardonnable car insignifiante, le pire serait que cela tombe dans l'oubli...
04 novembre 2009
identité nationale, un rien nauséabond
Avec tout le tintamarre sur la question... et un zeste d'intérêt personnel, je suis allé jeter un oeil sur la vitrine
de Môssieur Besson. Les questions proposées ne laissent pas d'équivoque, pas un mot sur la citoyenneté, aucune mention de valeurs démocratiques et émancipatrices, pas une valeur humaniste, mais un martellement du mot National et français. Plein d'indices qui mettent la puce à l'oreille de plus d'un féru d'histoire.
Les guest-star qui s'expriment, Fillon, Copé et Arno Klarsfeld, ne représentent que de l'allégeance à Sarkozy. Enfin la grande majorité des avis filtrés par les fonctionnaires de l'identité nationale (ne trouvez vous pas que le nom de cette administration fait très "rétro") sentent..- je veux être gentil cette fois- le bleu horizon des zinc du café du commerce.
Si ce n'était qu'une mascarade ce serait simplement risible, mais au fond c'est tragique. A jongler ainsi avec de la matière brune, en être éclaboussé, comme là, n'est que le plus petit dommage, le risque le plus sûr, c'est d'en être submergé. Il y a danger dans cette entreprise, voilà pourquoi il faut non seulement s'abstenir d'y collaborer, mais y résister en la combattant.
Si L'État pose ce genre de question, il montre qu'il tourne le dos aux valeurs républicaines essentielles. Je comprends maintenant pourquoi notre devise parait tout pâle sur ce site, elle ferait tache, elle s'évanouit.
26 octobre 2009
diversion en terrain fangeux
Le "Caïus détritus" du gouvernement, le très deshonorable Eric Besson ne trouve rien de mieux que d'annoncer "un grand débat" sur l'identité nationale... Il n'a rien de mieux à faire le traite de service ? Qui va donc se rendre dans les préfectures pour s'épancher à ce propos, pas moi. Les aigris seront plus enclins à se déplacer que le tout-venant... Il existe bien d'autres défouloirs, des tribunes de stade par esemple, nous en trouverons tous. Mais pour faire le point sur la question, le procédé proposé est bien léger, à moins qu'on veuille vraiment faire dans le genre démago...
Môsieur Pasqua, quintescence de l'honnéteté... intellectuelle, avait, en son temps, organisé une bien belle chose. Il avait réunit une commission de sages sur la nationalité, dont les conclusions ont été empreintes d'une acuité reconnue de tous, et avec lesquelles il s'est torché pour faire voter une loi abjecte sur laquelle on est revenu depuis (merci Jospin).
Une belle construction n'avait pu empêcher d'inventer des lois ineptes et imbéciles. Le monsieur pire du gouvernement va surement nous étonner dans ce registre... A quoi cela va-t-il aboutir, mes pronostics sont très, très sombres. Il y a des relents de "reconstruction nationale" qui fleurent bon la pastille Vichy.
Notre conception de la nation c'est construite avec et contre la France, comme dans les guerres coloniales, avec et contre l'état, La Commune et l'affaire Dreyfus, ça vous dit quelque chose et sempiternellement contre le nationalisme, d'où cet l'équilibre paradoxal entre fierté nationale et répulsion du nationalisme. Gardons cet échafaudage complexe et subtil de distance et de retenue. Surtout, que l'État ne se mette pas dans la tête de nous gaver, et surtout les plus jeunes, de marques extérieures de patriotisme chauvin. Ce n'est pas ainsi qu'on apprend à aimer la France, tout au contraire.
15 octobre 2009
drôle de compte rendu, véridique et faux
Monsieur Legiemble, assistant assidu aux conseils municipaux et à la commission des finances, me rappelle à l'ordre et me permet de trouver l'occasion de m'expliquer sur le point le plus important du dernier conseil
municipal. Je suis désolé de lui dire qu'il a mal interprété un échange de regard plein de signification. Le vote concernant la passassion des marchés publics a été discuté en bureau municipal. Il est évident que j'ai trouvé la somme limite proposée assez gonflée : 1.500.000 euros . Dans ce débat, j'avais suggéré de la descendre à 800.000 euros, représentant des équipements importants pour notre commune (aire pour les gens du voyage, vestiaire du stade). Il y a eu d'autres questions mais la remarque n'a aucunement infléchi le groupe. Donc, par discipline, j'ai acquiescé, et, au terme du vote, dodeliné de la tête en me tournant vers vous. N'est-ce pas vous, Monsieur Legiemble, qui aviez rappelé que quelques interventions n'avaient pas lieu d'être dans un conseil municipal et étaient du ressort des réunions de préparation ? En tous cas il reste (encore) un ou deux garde-fous, en amont comme en aval.
Le pire dans l'affaire, c'est la largesse de maneuvre retrouvée par tous les élus dans la gestion de leurs affaires, sous prétexte sarkozien de fluidité , de rapidité. Quand je croise ce fait avec la disparition programmée des juges d'instruction et la nomination prévue du "Prince Jean" sur le fief de la Défense, je me dis qu'il faudra une grande opération "mani pulite*" quand on devra liquider l'héritage du clan Sarkozy - Balkany et consorts.
Monsieur Legiemble, vous êtes plus à même d'émettre une critique que monsieur Eon. Au fait, celui ci s'étant retiré, comme il avait sûrement prévu, pour éviter tout renvoi de ses critiques en boomerang, il ne peut pas y avoir 29 voix pour....
* main propre, série d'inculpations qui a touché le monde politique italien au coeur, en 1992, et qui vaut à un ancien premier ministre italien, le socialiste Bettino Craxi, le privilège d'être exilé en Tunisie pour échapper au geoles de son pays. Opération pas encore terminée, Monsieur Berlusconi reste sous le feu de juges.
04 octobre 2009
petit conseil municipal
Vendredi 02 octobre, petite assistance, à peine une dizaine de personnes... et petite présence.... un bon deux tiers de la majorité, (7 absents sur 23), un échantillon de l'opposition,(deux tiers d'absents). Il faut dire que l'ordre du jour fut presque des plus ordinaires. D'ailleurs, je reviendrai sur un point qui mérite un regard plus approfondi, voire plus large. En tout cas ce fut l'occasion d'un nouvel acte d'une comédie que je regrette. Monsieur Eon, voulant prendre la parole, s'est vu limiter son intervention à
5mn.... ça sentait la poudre.. d'escampette cette fois. Conformément au scénario habituel de la "prise de bec" il émit quelques récriminations . En réponse, notre maire a asséné les mots suivants qui ont fait mouche : "si vous n'êtes pas foutu d'envoyer les membres de votre groupe aux réunions de commissions, vous n'aurez que 5mn"... Au lieu d'utiliser ses ressources pour émettre les critiques, comme peut le faire l'opposition, dans le cadre imposé, Jean Edouard Eon a quitté la séance.
Je peux comprendre qu'il ne soit pas facile de motiver les troupes, mais le rappel à l'ordre de JPP, sur le fond, est très une bonne remarque. L'opposition a un rôle dans le fonctionnement de la cité, si elle s'en écarte d'elle même, par orgueil, comme là, ou par simple manque de motivation, comme je m'en doute... elle se coupe de la réalité de la gestion municipale. De plus se priver, sur ce point, de la tribune publique est beaucoup plus... une façon de se tirer une balle dans le pied ... le retrait sur l'Aventin n'a de sens que lorsque les moments sont bien plus grâve que ça... Ce vendredi soir on était bien loin, dans les échanges, de la mauvaise foi éhontée d'un Balkany.
En tous cas, j'aurais bien aimé voir comment ces deux élus UMP auraient voté, à la fin de la séance, quand on a proposé que le Conseil municipal émette un voeu contre la privatisation de la poste. Quelqu'un, dans notre équipe s'est abstenu, sans faire aucun commentaire. Mais je ne me trompe guère en supposant qu'ils se seraient trouvés minoritaires, ici, comme dehors. Le même jour et le lendemain, lors de la consultation citoyenne, une écrasante majorité des personnes se sont exprimées pour conserver un service public non marchand de la distribution du courrier et des opérations financières.
24 septembre 2009
Un coup fourré que l'on voit venir
L'annonce de la disparition de la défenseure des enfants dans le cadre d'une réforme qui sera bientôt présentée au vote des députés me fait hérisser le poil. Non seulement le fourre-tout à venir, qui mêlerait médiateur, atteintes aux droits fondamentaux, déontologie policières et, à la rigueur, droits des enfants à tout l'air d'être une machinerie de façade. Ces institutions se sont toutes illustrées par leurs actions à l'encontre des initiatives encouragées par le gouvernement, tant sur le plan de la répression que sur celui de la chasse aux clandestins. Quand on voit la conception sarkozienne du droit, ou l'ingérance du pouvoir exécutif sur la justice est de plus en plus notoire, le titulaire de cette charge sera pourvu d'un superbe... silencieux.
Je vous indique l'adresse d'une pétition en ligne. Au moment où je l'ai rejointe, il y avait plus de 17000 noms.
L'album qui illustre ce billet ne présente vraiment qu'un aspect de la défense des droits des enfants, mais on peut déjà le consulter....
20 septembre 2009
Une fête du patrimoine joyeuse et bucolique
Ces rendez-vous de septembre sont toujours une énigme. Le temps va-t-il être de la fête ou non ? Cette fois ci l'éclaircie attendue fut de grande qualité.
J'ai apprécié le bel effet des pelouses sauvages fleuries... C'est très pédagogique d'ailleurs, les mélanges de fleurs sont dûment expliqués par des panneaux très clairs. L'objectif à atteindre, couleurs et hauteurs, la composition des mélanges, pour chaque parcelle. J'ai même vu des gens prendre des notes. Il ne manque plus que le bon de commande d'ailleurs.
Dans ces massifs, j'ai vu installer un lourd objet. Le terrain avait été préparé, quelques mètres carré avaient étés fauchés, en forme de cœur... pour l'affiche d'un film qui sortira à la fin du printemps 2010. Opportunité qui a permis d'y mettre un beau Pleyel... Pari tenu... et gagné, au lieu de se tenir sous les toits de l'église, le récital prévu à l'occasion des fêtes du patrimoine a été donné parmi les fleurs. J'y ai capté quelques gammes, emprisonné quelques impressions personnelles... Mais je sais que l'ambiance, la concentration des auditeurs ne sera pas la même... ici les papillons s'en donnent à cœur joie... Je pense que l'atmosphère sera d'autant plus lègère.
14 septembre 2009
tous à son poste pour la poste
Le 3 octobre le collectif national de mobilisation contre la privatisation de La Poste organise une votation
nationale contre la privatisation. Ce collectif regroupe l’ensemble des partis de gauche, les syndicats ainsi que les associations d’usagers. Le gouvernent fait passer la privatisation en force, il ne veut absolument pas tenir compte de l'opposition de la grande majorité des citoyens qui refusent d'abandonner ce service public aux intérêts uniquement marchands. Ce grand nombre de citoyens doit pouvoir se faire entendre. Faute de pouvoir le faire par référendum, chose que l'UMP refuse, la "votation citoyenne" mise en place doit recueillir le plus grand écho.
A Méry, les partis de gauche ont décidé de participer à cette journée de consultation. elle se tiendra aux alentours de la poste. Les socialistes y participeront activement..
11 septembre 2009
TAXE carbone
Petit changement dans la démarche. Je m'essaie un peu plus de me dégager des éléments superficiels. La Taxe carbone est loin d'en être un.
C'est bien une taxe, et pas du tout un élément d'une politique cohérente pour réduire la production des gaz à effets de serre. Le pire, et on ne l'a pas souligné, c'est que ce nouvel impôt obéit aux principes d'airain du libéralisme économique : Selon le gouvernement, c'est un impôt nouveau qui ne doit pas voir croître la masse des impots perçus par l'état. Donc la taxe professionnelle devrait diminuer d'autant. En résumé : je pique dans les poches des collectivités locales pour afficher une priorité environnementale de façade et, en fin de compte, redistribuer à l'aveuglette quelques miettes pour faire semblant de répondre au mécontentement. Personne ne s'y retrouve.
Il faut une réforme fiscale de fond, obéissant aux urgences actuelles : opérer une redistribution sociale, recadrer rigoureusement les milieux financiers en les dissuadant de tricher et encourager le développement d'un comportement environnemental dans l'ensemble de l'activité du pays, mais cela doit être fait en ayant réellement intégré l'air du temps. On ne peut pas valider les bonnes méthodes de calcul du méridien terrestre en continuant de penser que la terre est plate. On ne peut pas répondre justement aux crises actuelles en restant viscéralement ultra-libéral. Face aux tempêtes, Sarkozy bricole avec un opportunisme indéniable, mais sa feuille de route est toujours dans sa poche, elle est jaunie, tout le monde sait qu'elle est fausse, mais il ne varie pas de cap.


