23 juin 2009
déjà une certaine expérience
On se défraichit vite, ou, si l'on veut être moins pessimiste, en un an de conseil municipal, on gagne en expérience. Le conseil municipal du 19 Juin m'en a apporté en trois fois la preuve.
La première fois, en écoutant les interventions de madame Dupeloup, nouvelle arrivée parmi les élus de l'opposition. Dans sa pugnacité à défendre les scouts locaux pour leur arracher une subvention, on a vu que son univers de référence était la paroisse. D'autre part, lorqu'elle a eu des accents outragés pour s'indigner de la somme allouée à "la maison de l'acteur", nous avons été charitables de ne pas lui rappeler que cette décision avait été prise à l'unanimité avec les applaudissements de M. Eon*, son chef de groupe.
Comme quoi je sais maintenant qu'il ne faut pas parler à tort et à travers.
La seconde lorsque le projet de jardin botanique a été discuté. Monsieur Eon* a eu tout le temps voulu pour nous faire un long numéro de "père la vertu financière". Je ne sais pas s'il adresse le même discours à son leader de référence. Pourtant, il pourrait recycler toute sa belle réthorique gestionnaire pour s'adresser à celui qui propose comme solution à la crise... un gros emprunt, plus cher payé, car s'adressant à l'épargne publique, pour combler/creuser les déficits qui filent depuis sept ans... Nous, les élus socialistes, nous sommes abstenus, sans commentaire public, simplement conformément à notre déclaration au moment du vote de notre budget. L'idée est sûrement bonne, le projet mérite d'être plus clarifié, il a une logique certaine, mais, pour nous, ce ne serait pas trop le moment, c'est tout. En tous cas maintenant, c'est lancé, tâchons de faire en sorte que ce jardin soit accessible au plus grand nombre et que cela soit une réussite dans tous les aspects. Petite lueur d'ironie gratuite, je parie que Véolia, sous une forme ou une autre, fera partie des mécènes.
Comme quoi je sais maintenant qu'il ne faut pas parler à tort et à travers.
Enfin, dans les questions diverses, Bruno Le Dizez s'est inquiété du projet de la SNCF de rendre payant les parkings, en citant un blog, entrainant de ma part des mimiques de dénégation. En fait, je n'ai pas le monopole de la bloguerie mérysienne... Il était question de celui de Michel
Comme quoi je sais maintenant que même en parlant à tort et à travers, je ne sais pas tout ce qui se passe ici...
*Monsieur EON, tête de liste de la liste divers droite, (bla bla bla soft, respectueux et républicain)
22 juin 2009
show constitutionnel, coup d'état médiatique
La Veme république avait une constitution taillée sur mesure par et pour De Gaulle. Ses successeurs l'ont interprété, l'agité de l'Elysée en a fait un accessoire de communication.
Les causeries au coin du feu, les discours solennels, les conférences de presse ajustées au mots près ne suffisent pas à N.S, il lui faut un casting de figurants de haute tenue. Et donc voilà qu'il pérore à Versailles pour exposer les orientations à venir. Comme l'on fait les autres Présidents ? Non, devant les députés et sénateurs, assemblés comme un troupeau de silhouettes, consignés là dans un rôle décoratif qui n'a rien à voir avec le statut même de parlementaire. Le niveau de cette mascarade est à la hauteur du respect affiché envers le Parlement réuni. Pas de débat, juste 10 minutes par groupe parlementaire, et encore moins de présence du président pour les écouter. Le discours terminé, Nicolas a tourné les talon(ette)s. Le mépris de louis XVI, encore enchassé dans ses murs, a dû retrouver avec joie une certaine jouvence.
On avait déjà des députés godillots, voilà que Nicolas le petit inaugure les parlementaires-potiches, uniquement présents pour faire la claque. Il veut que tout le monde soit convaincu que le pouvoir est dans ses mains seules. Rien de tel qu'une humiliation de ce type pour essayer de le démontrer. Si cette pratique s'intalle, il aura réussi son coup d'état médiatique.
20 juin 2009
Communication, dialogue et postures
Hier, dernière séance du conseil municipal avant les vacances. Pour moi, promesse non tenue, je n'ai pas revêtu une chemise à fleurs, trop de choses sérieuses à aborder, d'ailleurs l'assistance était fournie, près d'une quarantaine de personnes. Leur présence était le résultat du ques
tionnement d'un beau nombre de citoyens au sujet des opérations d'urbanisme qui se dessinent à l'horizon. Monsieur Eon*, conformément à sa façade reliftée au "green washing", a fait son "numéro vert", s'empétrant d'ailleurs, à la fin de son long exposé, pour donner raison à l'équipe municipale de se préoccuper de la vie économique de la commune. A contrario, le public a posé de bonnes questions, en particulier sur le projet situé rue de l'Oise, projet qui semble déjà avoir été infléchi compte-tenu des remarques fournies des riverains. Je constate une grande soif d'information et un manque d'outil de référence, il devrait y avoir un résumé du PLU sur le site de la mairie, je l'ai cherché, en vain... En tous cas, je tire mon chapeau à tout le monde. Construire un projet est une chose compliquée, surtout lorsqu'on présente une ébauche déjà significative et qu'on s'en remet aux citoyens pour comprendre cette démarche. Il y avait des gens ouverts de tous les côtés, chez les élus et aussi chez les citoyens en quête d'information.
Quant au transfert du supermarché, il retrouve sa place de fil rouge polémique qu'il avait pendant la campagne électorale. (à suivre...)
*Monsieur EON, tête de liste de la liste divers droite, minoritaire au Conseil Municipal avec 6 élus (c'est soft, respectueux et républicain)
18 juin 2009
la banlieue est un lieu
Notre "chez nous" se trouve dans une série d'emboitements que l'on maitrise plus ou moins. Habitation, rue, quartier, ville, pays cela a plus ou moins d'incidence sur le quotidien. Dans les poupées russes qui concernent les
habitants de Méry, le morceau le plus important a été détaché d'un trait de plume : le projet présidentiel de "Grand Paris" tourne le dos à notre grande couronne, comme s'il n'y avait pas d'infrastructures vitales comme Roissy, comme si nous ne connaissions pas de problèmes de congestion des transports, comme si l'air que nous respirons était totalement différent.
Didier Arnal, président du Conseil Général, s'adresse donc au Gouvernement afin qu'il reconsidère son action future selon un principe de réalité et non pas celui du bon plaisir présidentiel. Chacun d'entre nous peut appuyer sa démarche en rejoignant le comité de soutien.
15 juin 2009
67 ans, et puis quoi encore
Le monstre sarkozien est sorti du frigo où il s'était planqué le temps d'une campagne électorale. Il se profile maintenant une retraite à 67 ans, balancée sous le ton de l'évidence, à tel point qu'on pourrait croire que
c'est déjà acté. Le prétexte : un déficit spectaculaire des comptes sociaux, et voilà que s'avance l'artillerie lourde libérale faisant payer aux salariés les décisions catastrophiques les déductions de charges, heures sup' et autres faveurs pour les employeurs. Mais la France de Nicolas comporte deux mondes, celui qui bénéficie des cadeaux et celui qui les paient, au centuple. Les plus grandes victimes de ce jour, les quelques bénéficiaires d'heures supplémentaires, ils travailleront jusqu'à 67 ans pour recouvrer une retraite qu'ils n'auront pas financé, car bénéficiant du paquet fiscal qui, en réalité, sacralise ces heures sup' au black .
De plus on nous met en mire d'autres pays européens, comme l'Allemagne, mais leur démographie est beaucoup moins dynamique que la France. Il n'y a vraiment pas à jouer avec cette limite d'âge, surtout quand on sait qu'il est très difficile pour des jeunes d'entrer dans la vie professionnelle.
Pour parler des retraites, Monsier Fillon dit "pas de tabou". Cela me glace le sang... cette expression me fait toujours penser à Fourniret... Il y a bien des interdictions, des points intangibles et fermes, des balises immuables : les principes même de la solidarité sociale. Mais ces mots sont bien étrangers quand on navigue entre Auteuil et Neuilly.
14 juin 2009
le soleil cordial à Sognolle
Dernière fin de semaine avant l'été... et la saison estivale s'est bien installée. Dans quelques cours, des banquets entre voisins s'organisent. Pour les nouvelles constructions, rue de la Libération, c'était la première fois. J'y suis allé, représenter le Maire et le conseil municipal qui étaient conviés. J'ai donc rencontré une bonne part des occupants de cette cinquantaine de logements sociaux. L'ambiance était cordiale, tout le monde semblait quelque peu satisfait du cadre dans lequel ils vivent. Certes, les loyers sont bien chers, on aurait préféré qu'une boulangerie s'implante dans le quartier, plutôt que le vétérinaire qui est en train de s'installer et je sais que la majorité des parkings souterrains ne sont pas occupés . D'autre part, le bailleur social ne semble avoir accordé une certaine attention à ses locataires que depuis qu'une trentaine d'entre eux aient créé une association, démarche qui a été initiée, conseillée et épaulée de bout en bout par la municipalité (ndjpp*). Comme il s'agit du "moulin vert" et qu'il entreprend de faire une nouvelle opération sur la commune, il sera interessant de tenir compte de leur expérience pour négocier au mieux la contruction des logements à venir.
L'idée d'inviter tous les gens du quartier l'année prochaine n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd.. ce sera à prévoir aussi.
ndjpp* Précision pointée par notre Maire duement répercutée ici même....
12 juin 2009
constructions en vue
Une pluie de notes d'information vient de s'abattre sur quelques riverains... Et voilà que certains s'affolent.
Le 5 juin, des mérysiens ont trouvé, dans leur boite au lettres, une des trois lettres signée de Guillaume Vuilletet, adjoint délégué à l'urbanisme, et du Maire. Toutes annoncent des opérations de constructions concernant les deux années à venir. Qu'en est-il exactement ?
1- Un projet concernant la zone des roches (autour de l'intermarché et du quartier de Vaux), environ 180 logements avec 25% de logements sociaux. Pour plus en savoir plus, une réunion d'information est organisée le 26 juin à 19h00 salle des écuries.
2- Un projet de petit immeubles sociaux, 27 logements, à la place du hangar désaffecté, au 20 rue de l'Oise. Une attention particulière sera donnée à la construction adaptée à des gens ayant une mobilité réduite.
3- Enfin le début d'une procédure de concertation au sujet du transfert et de l'agrandissement de l'intermarché. Cette démarche comprendra des réunions d'information (dates non fixées) et un registre de consultation sera mis à la disposition des citoyens dans la phase d'élaboration du projet. Déjà il faut savoir que c'est nullement un hypermarché, le magasin ne faisant que doubler sa surface. Cette opération comprend aussi une galerie commerçante qui va se substituer à celle existante aujourd'hui. Sur le terrain ainsi libéré, le propriétaire pense réaliser des logements.
Voilà pour les informations dont je dispose. Des rumeurs paranoïaques peuvent toujours s'insinuer, mais je souligne que le PLU défendu par notre équipe municipale aux élections prévoit que la ville aura un peu plus de 12000 habitants en 2020. Là, avec ces opérations, et d'autres, plus petites, et pas encore vraiment finalisées, nous atteindront simplement les 10000 à l'horizon 2012-2013.
09 juin 2009
surlendemains réfléchis
De la très courte campagne électorale locale, je ne rapporterai que l'amicale rencontre nocturne de l'équipe des colleurs d'affiche verts. On se connait, je leur ai même demandé un exemplaire pour ma collec'... Nostalgie, quand tu nous tiens. Tout souriants, ils m'ont filé une affiche... et n'ont rien demandé en échange. Ça aurait dû me mettre la puce à l'oreille. Même avec des têtes de liste plus proches de la retraite heureuse, du joyeux troisième âge, que de la pleine activité, les écolos ont cartonné... même à Méry
Quelle signification..
Ceux qui croient que le vert est dans l'air ne feront qu'une analyse partielle. Il y a certes un effet de mode, en plus, il s'exprime encore plus facilement pour cette élection... l'orange de Bayrou était "in" en 2007, comme Tapie l'était en 1994. En approfondissant la réflexion, on retrouve aussi l'expression de cette prise de conscience environnementale, du type "on ne peut plus continuer ainsi". Certains n'y répondent qu'avec un ripolinage vert. Qu'on l'appelle "Grenelle de l'environnement" où "développement durable", cela ne fait illusion qu'un temps. D'autres, dont nous, socialistes, ne mettent pas ce point en enseigne... dont acte... va falloir s'afficher...
Le plus important tient dans le casting retenu par les verts, un porte-parole débonnaire, roué et finaud, véritable rockstar blanchie du pavé, une liste-cocktail de trublions professionnels, modérés et toutefois actifs, un tutoiement plus direct, voilà pour l'image... Effectivement, il ne faut pas dédaigner ce désir d'autres modes d'action politique, de proximité ressentie, loin de l'élitisme conformiste des gens de pouvoir. De plus, quand on voit la légère condamnations de Tiberi pour fraude électorale, l'invalidation de l'élection de Serge Dassault, les multiples affaires tournant autour des Hauts-de-Seine... et d'autres, sans oublier Hénin-Beaumont pour notre part, on comprend que la personne d'Eva Joli suscite un certain espoir... qu'elle ne doit pas décevoir.
Conclusion : Il faut plus de vert, visible, durable et tangible... des élus simplement citoyens et non imbus de leur pouvoir, de l'honnêteté dans la gestion publique comme privée et surtout une justice, sociale, fiscale, qui ne doit pas épargner les puissants.
Voilà la feuille de route qui nous est assignée
résultats sur Méry :61%d'abstention Daniel COHN BENDIT (Europe Ecologie) 23,52% (510 voix), Michel BARNIER (UMP) 23,02% (499), Harlem % DESIR (PS) 13,15% (285), Marielle DE SARNEZ (MoDem) 6,92% (150), Patrick LE HYARIC (Front de Gauche) 6,32% (137), Jean-Michel DUBOIS (FN) 5,44% (118), Jean-Marc GOVERNATORI (Alliance Ecologiste Indépendante) 5,17% (112), Omar SLAOUTI (NPA) 5,07% (110), Jérôme RIVIERE (Libertas) 3,92% (85), Jean-Pierre ENJALBERT (Debout la République) 2,49% (54), Dieudonné MBALA MBALA (Liste antisioniste) 0,42% (9)
