Je n'aurai pas trop de remarques sur la campage présidentielle. La communication des candidats leur suffit. Vous savez que je vote Hollande et ce ne sont pas mes quelques pages qui feront la victoire... ou la défaite de mon camp.

Mais quand des valeurs profondes sont en jeu, je peux simplement apporter mon point de vie sur des choses qui seront tranchées au terme de ce scrutin.

Papa s'est dissous dans la morphine. Pas encore 60 ans, tumeur à la gorge, prenant en étau son unique artère - plus de larynx - soins paliatifs, il réclamait la dernière piqure.. Par bravade ? Je n'en sais rien. On n'est jamais prêt pour laisser partir les siens. Mais s'ils peuvent dire leur mot, et qu'il soit écouté, c'est beaucoup mieux que cela se fasse tranquillement plutot qu'un abandon qui rajoute une dégradation à la déchéance .

La loi actuelle est certes mieux que rien, mais la réalité du "laisser-mourir" est terrible. On convoque faim et soif pour venir achever à petit feu un agonisant. La personne, déjà bien diminuée par la maladie ou l'épreuve, affronte ce dernier calvaire avant de s'éteindre. Pourquoi ? Faut il encore plus souffrir pour avoir le droit de partir ?

Je soutiens le libre choix de décider de mourir. Les candidats qui le refusent le font par conviction chrétienne, comme sûrement Bayrou, mais aussi dans le but de conserver le fond de commerce traditionnaliste et par calcul politique comme l'héritère le Pen et le candidat sortant.

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C'est drôle, le mot est certes déplacé, celui qui a été le plus durement traité par cette compagne choc ne s'est pas senti sali par elle. Mes respects, monsieur Bayrou. Les deux autres, génés par leur contradiction, ce ne sont ni des bigots, et encore moins des saints, ont poussé des cris d'horreur, pourtant, ils ne paraissent que... malades... est ce trop réaliste ?