La dernière de Jipépé : Il porte plainte... pour collage intempestif... contre son adjoint au maire... Il n'a rien d'autre à faire ? Se recouvir et montrer aux autres camps qu'on a une équipe de colleurs plus motivés fait partie du rituel électoral. Tout le monde sait qu'il n'y a guère d'incidence sur le choix des electeurs, mais quand l'un commence, les autres suivent... et là on est comme devant l'énigme de l'oeuf et de la poule, cherchons pas à creuser ...

collage intempestifIl est vrai que Jipépé sait faire preuve d'élégance, l'autre jour j'ai repéré un affichage intempestif, à Parmain. Oui, les équipes de Jipépé osent traverser l'Oise, ils doivent le faire en cachette de leur boss, c'est pas possible.

Donc je vis le visage avenant du maire de Méry aux cotés d'Axel Poniatowsky, le prince-député, vous savez, un des personnages qui s'est plié en quatre pour accueillir Khadafi... Que de bonnes manières, une affiche si bien posée. On peut s'imaginer les deux protagonistes s'échanger des aimabilités, du genre :"Permettez", "Mais, je vous en prie, prenez place"...

J'ai fait une rafale d'images, collage soigné, méticuleux, pile-polisé, au point de bien se cadrer d'un coté.. et surtout de laisser l'autre paraitre au mieux. Avec une affiche, on peut recouvrir deux de son adversaire. Tout cela a une odeur de Yalta électoral. Des consignes du type "Celui là, on le laisse, tel ou tel autre, on le recouvre..." existent dans le folklore des gens qui sortent leur seau et leur colle quand la saison des urnes s'annonce.

Devinez qui est ce qui recouvre les affiches de Guillaume Vuilletet sur Méry ? Celui qui n'a pas pu tenir cette ligne de front... Voilà pourquoi il y a plainte... effet d'annonce, les juges ont bien d'autre à faire qu'arbitrer des chamailleries de notable chancelant.