03 février 2009
Le fascisme, une valeur éducative ?
A
la Garenne Colombe on construit un collège qui, selon le vœu du Maire, un UMP de choc, porterait le nom de "Kleber Haedens", un sous fifre de l'extrême droite, secrétaire de Maurras, remplissant les colonnes de
"je suis partout", journal ouvertement pro fasciste et antisémite, écrivain pétainiste ...Un exemple, un modèle éducatif pour les "décomplexés" qui nous gouvernent.
Je vous envoie sur cette pétition
http://www.non-a-haedens.fr/petition.htm
20 décembre 2008
l'antidiscrimination, derrière la façade
Le 18 décembre, le Président à talonnette a ré-annoncé (c'était pas frais du tout, Chirac avait fait de même) l'établissement d'un seuil minimum de 30% de boursiers dans les classes préparatoires. Les établissement les plus prestigieux ont certes déjà obéi, preservant tout de même leurs joyaux en créant une prépa annexe de mise à niveau, comme Henri IV à Paris. Ensuite une série de mesurettes ont été détaillées, presque toutes portant sur l'école.... comme si c'était elle qui créait la misère sociale. C'est là qu'il faut porter le regard. Ce qu'envisage le président c'est de faire miroiter une dynamique individuelle, sur deux générations, comme solution aux problèmes concentrés dans les quartier défavorisés. Si un jeune intègre normale sup' ou Polytechnique, il ne reviendra pas sur la dalle, d'autres reprendront
le rôle de racaille à kärsheriser. La République y gagnerait peut être quelques représentants issus de classes populaires parmi ses élites. Mais ils ne seraient que des nouveaux janissaires, ces chrétiens enlevés enfants par le pouvoir ottoman, formant les troupes les plus fidèles des sultans. Les généraux français de la première guerre mondiale ont été grandement recrutés par un système équivalent, grand nombre d'entre eux étaient fils de paysans. Ils n'ont pas hésité à envoyer, en pure perte, des dizaines de milliers de paysans se faire tuer inutilement.
Bref cette mesure n'est qu'un habillement, il est plus facile de faire plus ou moins plier les directeurs de prépas que d'appliquer fermement et efficacement le quota de 20% de logement social qui n'est pas respecté par 44% des communes (dont la notre, 17%)
Et puis voila que je lis la double page du prince-député. Il fait la promotion des prêts étudiant. Première remarque, ne sait-il pas que les citoyens américains ont initié la crise parce que, perclus de dettes, ils sont arrivés au bout de leurs possibilités ? Il est magnifique, et consternant, de voir entonner le refrain "endettez vous, endettez vous" par un responsable politique de nos jours. Mais ce n'est pas inconsciemment qu'Axel P. a mis cette promotion en une de son tract. Le nombre de familles pouvant prétendre aux bourses ayant spectaculairement baissé. Comme la base de calcul est le revenu net imposable, et que désormais l'abattement de 20% est supprimé, beau nombre de familles sont désormais au-dessus du seuil, sans voir leur situation s'améliorer pour autant. Ainsi, sur Méry, le nombre de boursiers est passé de 50 à 20. Quelle majorité politique a validé cette mesure ?
Maintenant je récapitule le tout : Vous êtes pauvre, vivez dans un quartier pourri, votre enfant peut, avoir accès aux filières prestigieuses par l'escalier de service. Mais gardez-vous de gagner un tant soi peu plus, sinon, il ne vous retera plus qu'à rentrer dans la spirale du surendettement comme vous y invite le prince-député. Et il faudrait dire "merci Nicolas" en plus ?
16 décembre 2008
leçon de conduite
Monsieur Darcos a donc reculé, sur ordre implicite du château. Il est évident que je ne vais pas pleurer sur la réforme proposée, menée tambour-battant par le "hussard de Sarkozy", dont précipitation et improvisation étaient la colonne vertébrale, pire que tous les autre bouleversements depuis plus un an, rien n'était prêt pour mettre en œuvre le nouveau dispositif. Par exemple, les éditeurs ont un délai contractuel de 18 mois entre la formulation d'une réforme et son application, ne serait-ce que pour l'accompagner de manuels à jour.
Vais-je me satisfaire de cette retraite piteuse ? pas si sûr...
- Le projet était pas si mal ficelé pour sarko. Il était bien dans l'objectif comptable de réduire magistralement le coût global de la scolarité. Cependant, celui-ci n'a pu être tenu. En rajoutant, en cédant plus aux pressions des académies et des économistes qu'à la raison pure, des heures d'enseignement aux sciences, puis à l'économie, le ministre remettait d'un côté ce qu'il déchargeait de l'autre, alors exit le projet.
- Les temps ne sont plus mûrs, il est certain que la crise, qui n'est qu'à ses débuts ici, rend moins docile les gens. On ne voit plus des jeunes étudiants encourager les flics procédant à l'évacuation d'une université comme l'année dernière. La flambée grecque a été suivie par le gouvernement avec l'angoisse réelle d'une contagion en France. Il devient donc inutile, et dangereux, d'avoir le cortège habituel de lycéens, que l'on méprise hautainement d'habitude, dans la rue, alors exit le projet.
- Enfin, il y a bousculade dans les agendas, et c'est là que l'on trouve la mauvaise nouvelle. La réforme du lycée, c'est changer la règle du jeu pour trois années de scolarité, avec au final quelque chose.
Aujourd'hui, c'est le bac, demain qu'il y aura-t-il ? Or, les jeunes qui commenceraient leur seconde façon Darcos pour l'année 2009-2010, se trouveraient à passer leur bac en 2012 .... Juste l'année de la prochaine élection présidentielle. Ce report annonce surtout que Sarkozy a vraiment envie de se représenter, voilà pourquoi il fait du Chirac, alors exit le projet...
20 novembre 2008
jour de grève des enseignants
Plus de 50% des enseignants des écoles primaires de Méry ont annoncé qu'ils faisaient grève. La municipalité a donc mis en place l'accueil désormais obligatoire en appliquant la loi "brise-grève" du gouvernement. Contrairement aux déclarations gouvernementales, elles se retrouvent à débourser bien plus que les maigres indemnisations prévues dans le texte. Ainsi, encore une fois les collectivités locales se retrouvent à palier les carences de l'Etat.
Maintenant revenons au fait du jour, pourquoi cette énorme mobilisation ?... Parce que les enseignants constatent que ces modifications ne vont que dans un seul sens, la détérioration de la qualité du service public d'éducation.

merci Martin Vidberg
11 novembre 2008
après Edvige, Xavier s'y met
Lettre à Monsieur Darcos, (avant qu'il devienne Darkos Vador)
Salut Xav', ou du moins, bonjour Monsieur mon ministre, n'avez vous pas remarqué, en le signant, que l'appel d'offre en date du 15 octobre avait un fort fumet nauséabond ? Quand vous investissez 200000 euros (cinq à six postes annuels d'enseignants) pour une prestation de service consistant à surveiller le flot d'information sur le net. Quand vous stipulez que ces experts doivent: « identifier les thèmes stratégiques
(pérennes, prévisibles ou émergents); repérer les leaders d’opinion, les
lanceurs d’alerte et analyser leur potentiel d’influence et leur capacité à se
constituer en réseau; décrypter les sources des débats et leurs modes de
propagation; anticiper et évaluer les risques de contagion et de crise»,
etc.
On ne peut que s'inquiéter, le projet ne se contente pas d'éclairer l'exécutif et lui permettre d'être réactif... Il va bien au delà, il déniche les foyers de contestation, décrypte l'enchainement des débats et cible précisément les protagonistes.... Une fois les agitateurs dans le collimateur, une contrainte, une pression ...et fini la contestation . Il ne manque plus qu'à faire un tour à Palerme pour la suite , un contrat ?
J'ai mal à la démocratie...
Je pense que vos services ont bien repéré ces mots. Je vous conseille même certaines boîtes qui ont un savoir-faire indéniable : Ben Ali corporation, c'est dans le soft, discret, mais efficace, on peut trouver plus carré : Kim Jong Il sécurity inc, là c'est du solide....
alors poliment, recevez mes salutations respec... tueuses.
30 octobre 2008
Ne pas confondre histoire et endoctrinement
Monsieur Darcos n'en rate pas une. Ce n'est pas un hasard s'il fait partie de la garde rapprochée sarkozienne. Sa mission consiste non seulement à organiser un enseignement public low coast, mais aussi d'en profiter pour reprogrammer les français, peuple trop bouillonnant, râleur et parfois trop généreux, donc trop dangereux pour certains, pour qui patrimoine correspond surtout à bénéfices financiers, qui ne veulent surtout pas les voir redistribués pour des pouilleux.
Dans cette entreprise méthodique, et voulant plaire à une cohorte de députés conservateurs, Mister Dark a évoqué la possibilité de soumettre les programmes d'histoire au vote des parlementaires... Pourquoi l'histoire plutot que tout autre discipline ? Pour bien des raisons.
Déjà, à plusieurs reprises, les initiatives présidentielles en matière instrumentalisation de l'histoire se sont heurtées à l'ensemble des professionnels concernés, qu'ils soient pédagogue (choix inepte et traumatisant d'associer un enfant de 10 ans à une victime de la Shoah du même âge) où scientifique (la lecture de la lettre de Guy Moquet est tout sauf un élément de réflexion). De plus, il y a erreur VOLONTAIRE sur le but même de l'enseignement de l'histoire. Pour le clan Sarkozy, il s'agit de l'inculcation, (traduction : de la programmation des esprits pour en faire de bons petits citoyens ... comme les élèves de St Dominique, école privée huppée de Neuilly, qui ont lu la lettre de Guy Mocquet le jour de l'intronisation de Nico ). Pour l'ensemble des enseignants, il s'agit de donner aux élèves les moyens de réflexion, de recul sur le passé, de comprendre, déceler et expliquer les subjectivités. Bref exercer un esprit critique sur le passé pour mieux comprendre le présent...
Mais là, esprit critique et programmation sont fondamentalement contradictoires ; au fait, des deux démarches, laquelle fait confiance au libre arbitre ? Laquelle se rapproche du ministère de la vérité décrit par Orwell dans 1984 ?
21 octobre 2008
fin des classes fixes et amok
Crise d’amok* en milieu scolaire, les structures seraient-elles en cause ?
Ma réaction à l'annonce officielle du contenu de la réforme du lycée est d'abord liée au dernier carnage qui a eu lieu en Finlande. Celui-ci rejoint une liste trop longue
d’événements du même genre. Quelques épisodes ont certes déjà touché la
France, souvent des jeunes hommes prenant l’arme de chasse familiale et
tirant en ville,
mais il semble que l’institution scolaire a été
épargnée par ces phénomènes chez nous. N’y aurait-il pas une certaine
corrélation entre ces faits tragiques et la façon dont ces adolescents
sont pris en charge dans leurs établissements d’enseignement. Les États-Unis, l’Allemagne et la Finlande n’ont-ils pas un système
scolaire très individualisé, où le groupe classe s’efface devant des
structures plus lâches, plus éphémères et disparates, groupe de module
ou d’option ? La classe fixe, groupe de référence pour une durée
longue, ne serait-elle pas, par ses solidarités induites, un dispositif
empêchant de telles impasses personnelles de naitre ?
Cette question est à considérer alors qu’on est à l'aube de transformations qui copient, au nom d’une efficacité pédagogique masquant trop maladroitement l’objectif premier de moindre dépense, ces modèles d’organisation. De tels modules beaucoup trop individualisés me semblent, au combien, destructurants...
* crise comportementale consistant à agresser, blesser ou tuer toutes les personnes se trouvant à proximité
25 septembre 2008
film à voir
Allez plutot voir le film qui a remporté la palme d'or à Cannes, c'est hurlant de vérité... Certes tous les enfants de quatrième ne sont pas comme celà, mais le fossé entre le monde auquel les profs veulent faire accéder les élèves et la réalité du quotidien de ces enfants devient incommensurable.
Au fait, la réflexion sur une culture qui soit moins "chiante" et qui plaise enfin au public... ce n'est pas de moi. Le béotien qui l'a faite est désormais Président de la République... Et les crédits à la culture fondent...
20 septembre 2008
debrouillez vous, l'application
La mise en place du dispositif Darkos dans les écoles primaires de Méry démontre bien que la priorité de ces modifications consiste seulement à générer des économies.
Après avoir étudié plein de cas de figure possibles, les heures de soutien scolaires ont été placées en fin de journée... Les conditions ne semblent pas très efficace sur le plan pédagogique. Imaginez-vous vous casser le crane pendant toute une journée de taff ... et, après vous être bien fatigué là dessus, arrive une couche de cours supplémentaire... perçu plus comme une punition qu'autre chose. Là, il est bien réceptif le loulou.
Ce n'est pas la faute des enseignants, ils ne veulent pas... et c'est parfaitement explicable, multiplier les aller et retour sur leur lieu de travail, pas la faute des parents... surtout ne touchez pas au samedi familial offert par la sté Sarkosy and co, pas la faute à l'administration qui a les journées d'enseignement les plus longues d'Europe avec un nombre de jour d'école le plus petit, pas la faute à la municipalité, qui tient le compte des jours avec chauffage, éclairage, garderie, transport.. ... et surtout pas la faute à Darkos ... non.
14 septembre 2008
Diversion grossière
Que faire pour exister quand on est un ministre de l'éducation qui
1) Supprime à tour de bras tous les postes périphériques à l'enseignement, le nombre d'infirmier et de médecin scolaire fond
2) Rogne sur les options au point qu'une quinzaine de parents assurés, en juin, que leurs enfants auront un enseignement de théâtre, ont la surprise qu'il n'en est pas question à la rentrée
3) Et dont l'opinion publique commence à prendre conscience de la supercherie qui consiste à retirer les tuiles et briques( les postes) par pan entier de l'éducation publique en présentant les maigres rustines offertes (les heures dites de soutien) comme une chance sans pareille ?
Ben... j'invente la médaille en chocolat. Cela ne coute surtout rien.
Ah Bon, cela ne marchera pas ? Z'êtes sur ?
