15 octobre 2009
drôle de compte rendu, véridique et faux
Monsieur Legiemble, assistant assidu aux conseils municipaux et à la commission des finances, me rappelle à l'ordre et me permet de trouver l'occasion de m'expliquer sur le point le plus important du dernier conseil
municipal. Je suis désolé de lui dire qu'il a mal interprété un échange de regard plein de signification. Le vote concernant la passassion des marchés publics a été discuté en bureau municipal. Il est évident que j'ai trouvé la somme limite proposée assez gonflée : 1.500.000 euros . Dans ce débat, j'avais suggéré de la descendre à 800.000 euros, représentant des équipements importants pour notre commune (aire pour les gens du voyage, vestiaire du stade). Il y a eu d'autres questions mais la remarque n'a aucunement infléchi le groupe. Donc, par discipline, j'ai acquiescé, et, au terme du vote, dodeliné de la tête en me tournant vers vous. N'est-ce pas vous, Monsieur Legiemble, qui aviez rappelé que quelques interventions n'avaient pas lieu d'être dans un conseil municipal et étaient du ressort des réunions de préparation ? En tous cas il reste (encore) un ou deux garde-fous, en amont comme en aval.
Le pire dans l'affaire, c'est la largesse de maneuvre retrouvée par tous les élus dans la gestion de leurs affaires, sous prétexte sarkozien de fluidité , de rapidité. Quand je croise ce fait avec la disparition programmée des juges d'instruction et la nomination prévue du "Prince Jean" sur le fief de la Défense, je me dis qu'il faudra une grande opération "mani pulite*" quand on devra liquider l'héritage du clan Sarkozy - Balkany et consorts.
Monsieur Legiemble, vous êtes plus à même d'émettre une critique que monsieur Eon. Au fait, celui ci s'étant retiré, comme il avait sûrement prévu, pour éviter tout renvoi de ses critiques en boomerang, il ne peut pas y avoir 29 voix pour....
* main propre, série d'inculpations qui a touché le monde politique italien au coeur, en 1992, et qui vaut à un ancien premier ministre italien, le socialiste Bettino Craxi, le privilège d'être exilé en Tunisie pour échapper au geoles de son pays. Opération pas encore terminée, Monsieur Berlusconi reste sous le feu de juges.
11 septembre 2009
TAXE carbone
Petit changement dans la démarche. Je m'essaie un peu plus de me dégager des éléments superficiels. La Taxe carbone est loin d'en être un.
C'est bien une taxe, et pas du tout un élément d'une politique cohérente pour réduire la production des gaz à effets de serre. Le pire, et on ne l'a pas souligné, c'est que ce nouvel impôt obéit aux principes d'airain du libéralisme économique : Selon le gouvernement, c'est un impôt nouveau qui ne doit pas voir croître la masse des impots perçus par l'état. Donc la taxe professionnelle devrait diminuer d'autant. En résumé : je pique dans les poches des collectivités locales pour afficher une priorité environnementale de façade et, en fin de compte, redistribuer à l'aveuglette quelques miettes pour faire semblant de répondre au mécontentement. Personne ne s'y retrouve.
Il faut une réforme fiscale de fond, obéissant aux urgences actuelles : opérer une redistribution sociale, recadrer rigoureusement les milieux financiers en les dissuadant de tricher et encourager le développement d'un comportement environnemental dans l'ensemble de l'activité du pays, mais cela doit être fait en ayant réellement intégré l'air du temps. On ne peut pas valider les bonnes méthodes de calcul du méridien terrestre en continuant de penser que la terre est plate. On ne peut pas répondre justement aux crises actuelles en restant viscéralement ultra-libéral. Face aux tempêtes, Sarkozy bricole avec un opportunisme indéniable, mais sa feuille de route est toujours dans sa poche, elle est jaunie, tout le monde sait qu'elle est fausse, mais il ne varie pas de cap.
31 mars 2009
déclaration des élus socialistes au Conseil Municipal
Au cours du débat budgétaire a été lue cette courte déclaration. Les commentaires qui l'accompagnent vous permettront de vous faire une idée plus précise des points évoqués.
Je prends la parole au nom des deux élus du Parti socialiste.
Nous allons voter oui, mais un oui grave et attentif* :
La
nécessité d’apurer une situation délicate fait qu’on ne peut pas, en
toute responsabilité, refuser cette augmentation douloureuse.
Il
faut bien le dire, par celle-ci, on paie le prix cumulé d’une trop
longue période pré-électorale, bien plus longue que prévue, ** et, encore
plus, de la baisse générale et constante de la part de l’état dans les
dépenses publiques.
Les 15 ans sans augmentation sont derrière
nous***, morceau avalé n’a plus de goût. Les 30% d’effort de contribution
supplémentaire nous obligent à une stricte vigilance.
Nous
veillerons à ce que ce budget soit tenu, nous ferons en sorte que celui
de 2010 soit exempt de mauvaises surprises, provenant de notre part.
Dans ces temps incertains, tout le monde sait que l’état peut nous
préparer de nouvelles chausse-trappes et que la conjoncture générale
n’est pas placée sous de bons augures. Nous porterons particulièrement
notre attention à l’avenir sur les grosses opérations d’investissement
et la gouverne de notre endettement****. Nous veillerons, aux cotés de
Monsieur le Maire, à ce qu’elles s’insèrent judicieusement dans le
cadre de la gestion saine et rigoureuse que nous devons aux Mérysiens
* Voir le commentaire (charge justement répartie)sur le post suivant
** En effet, les municipales auraient dû avoir lieu en 2007, la date ayant été reportée tardivement pour cause de trop forte concentration d'élections organisées au cours de cette année. Le mandat a donc été de 7 ans.
** Il est trop tard pour se poser la question de savoir si ce fut opportun ou non.
*** Pas si énorme que ça pour le moment, nous somme un peu en dessous du seuil de l'insupportable, cependant la renégociation des emprunts effectuée s'est traduit par une extension à un horizon très lointain de leur durée -40 ans-. Je ne pense pas qu'il soit vraiment judicieux de faire filer une dette sur une telle période.
06 février 2009
Val d'Oise en route, y'a bien des cahots
Ce vendredi, une matinée d'échange, centrée sur le canton, rassemblant les deux conseils municipaux, avec le président du Conseil général, les deux maires, et André Salgues. Je parlerai ici de la situation globale des collectivités locales et de leur budget.
Le tableau de l'action du nouveau conseil général semble un reflet de notre propre situation. L'état joue une drôle de partition : La deuxième phase de décentralisation est achevée, le transfert de responsabilités est donc effectué... mais les budgets n'en sont absolument pas compensés . Gérer les finances publiques devient un exercice hasardeux quand il manque près de 10% du budget (plus de 100 Millions d'euros sur 1 milliard d'enveloppe), quand, hélas, la perspective d'avoir à amortir le choc de la crise fait augurer d'un accroissement des dépenses sociales d'urgence... le RSA n'est pas encore mis en place sur tout le Val d'Oise et quand "On" annonce, jeudi, la fin de la taxe professionnelle, qui était l'une des ressources majeures des communes et départements. Rien que sur ce point, on se prend à avoir le vertige. On a beau jeu de décrier les collectivité locales lorqu'elles font part de leur déficit, mais elle ne peuvent pas sortir de leur chapeau des milliards. On n'a pas suivi des cours intensif de magie, comme Sarkoudini, l'argent qui n'est pas là, soit on l'emprunte, soit on fait un effort fiscal supplémentaire ou l'on réduit la voilure. Commune, département et région ne peuvent pas jouer de la planche à billet, elles... Au fait, elles sont majoritairement de gauche maintenant...
31 janvier 2009
30 janvier D.O.B
ou débat d'orientation budgétaire.
Exercice difficile à soutenir lorsque l'on se trouve dans la majorité, surtout que sur ce point, les temps ne sont pas à la fête. Dans toutes les communes, les ressources diminuent, avec constance quand il s'agit de la part de budget reversé par l'État, qui ne se gène pas pour leur alourdir le chapitre des dépenses, plus brutalement quand on regarde autour de soi. Rien que le ralentissement du marché immobilier se fait sentir douloureusement dans les comptes de toute collectivité locale. Pour le cas précis de Méry, la situation se complique d'autant plus que l'essentiel de l'activité est majoritairement résidentielle... c'est à dire que l'activité économique n'est pas toujours en mesure d'équilibrer des besoins d'habitants qui travaillent et dépensent leur revenus ailleurs. Monsieur le Maire nous a fait un exposé où l'on s'est quelque peu perdus. Quelques chiffres ont
été donnés, où Mery se trouve être au niveau moyen des dépenses par habitants(900€/hab de dépense de fonctionnement,moyenne région 1028€) mais bien en retard en ce qui concerne les recettes.(838€/hab, région 1281€) J'en ai retenu les mots suivants "il faut mettre à contribution la solidarité fiscale" ce qui signifie une augmentation d'impôt, chose prévisible certes, il n'y en a pas eu lieu depuis 14 ans, et la première année d'un mandat est la meilleure pour faire passer ce genre de pilule amère... Le problème est que l'ampleur n'en est absolument pas calibrée. Certes, le budget ne sera à l'ordre du jour que dans deux mois mais il y a eu un peu trop de flou dans l'exposé, ce qui a laissé une autoroute toute ouverte à l'opposition.
19 décembre 2008
Vite expédié
Le conseil d'hier fut sans relief apparent, il n'y a pas de quoi en faire plusieurs épisodes ici. Je m'étais costumé, cravaté, en notable socialiste, ça me va bien dit-on. Je réserve, en compensation, une chemise à fleur pour le dernier conseil avant les grandes vacances.
Oui ce fut vite expédié, une heure en tout, seul à souligner, le long préambule du maire au sujet de la préparation du budget 2009 exposant les lignes guidant les choix - décodage : des coupes dans les dépenses- qui doivent être faits et dont le ton général est "tous uni devant l'adversité " .
Tu parles qu'il sera entendu... J'ai cru voir quelques sourires en face, et il est de notoriété de s'attaquer au budget quand on s'oppose à ceux qui ont les responsabilités.
04 décembre 2008
Monsieur Eon baille, pleure, peste et fait oublier l'essentiel
A la lecture de la tribune d'expression du bulletin d'information municipal, je comprends toute la difficulté de s'exprimer dans le cadre des 1500 caractères délimité par le règlement intérieur du conseil municipal. Un débutant mettrait toutes ses récriminations en vrac, quitte à pratiquer de douteux amalgames, à taire les décisions qu'il a voté en félicitant la municipalité et à éluder les questions de fond. Je vois tout cela dans la tribune que Monsieur Eon* a bien peaufiné pourtant.
Qu'y voit-on ?
Pas de convivialité... avec comme seule référence le téléthon, là... et interville, dans son programme... Je ne croyais pas que TF1 soit le porte-parole de la droite à ce point, mais avec ça, je commence à avoir des preuves. Pour sortir de ces pauvres références, il peut peut assister à une pièce de théâtre, rien que cette fin de semaine, avec la compagnie Lointain jardins.
Pas de commerce florissant sur la rue principale, au pouvoir M Eon n'aurait de cesse de nous pourvoir d'un bon centre commercial... au nom de la modernité... Ici on nous joue radio-nostalgie pour cause d'opposition, pleurant d'un côté sur un commerce qui s'éteint, mais hurlant pour qu'on ne change pas son joli petit cadre de vie si tranquille... Celui-ci fait, hélas, que ces boutiques sont de moins en moins rentables(voir billet suivant).
Pas de sous, là , on commence à être d'accord... mais qui fait réduire spectaculairement la dotation de fonctionnement de notre commune, qui reporte sur les municipalités des dépenses qu'il ne veut pas assurer, allant des dispositions anti-grèves aux aires d'accueil des gens du voyage. Ne serait-ce pas le gouvernement détenu par le Champion de Monsieur Eon à la présidentielle ?
Voilà, j'étais en attente de quelque chose d'argumenté, j'ai un gloubi-boulga devant les yeux, digeste pour certains, mais pas pour nos concitoyens.
*Monsieur EON, tête de liste de la liste divers droite, minoritaire au Conseil Municipal avec 6 élus (c'est soft, respectueux et républicain)
24 octobre 2008
des collectivités locales dans la tourmente
L'horizon des communes et de toutes les autres collectivités locales est bien brouillé. Déjà, la tempête financières en touche durement un beau nombre d'entre-elles, contraintes, car n'ayant pas le contrôle de leur fiscalité, de recourir à l'emprunt. Beaucoup ont cédé, sur le conseil avisé de l'administration, à la facilité des crédits à taux variables. D'autre part, la multiplication des échelons, dont certains ne sont même pas soumis à la sanction des électeurs, comme l'intercommunalité, est source d'opacité. On peut certes faire quelques économies en clarifiant ce maquis. Enfin, les déboires électoraux de la droite, qui a en main l'état, et non les régions, ne doit pas être ignoré. Ce n'est pas par hasard si la Corréze, grand fief chiraquien, a donné deux sénateurs socialistes. Le Conseil Général, complétant oportunément les finances communales par des subventions, étant tombé un peu plus tôt à gauche.
Nous avons là un cocktail détonnant, avec comme principal ingrédient une volonté affichée d'améliorer l'efficacité de l'administration du pays au plus proche des citoyens (j'aime pas le mot territoire, ça fait jargon de géographe puis de technocrate) qui masque mal un chantier magistral de charcutage électoral auquel s'ajoute l'attachement réel pour les communes et les département, installés depuis plus de 200 ans.
Les travaux de la commision Balladur seront donc suivis à la loupe.
20 septembre 2008
debrouillez vous, l'application
La mise en place du dispositif Darkos dans les écoles primaires de Méry démontre bien que la priorité de ces modifications consiste seulement à générer des économies.
Après avoir étudié plein de cas de figure possibles, les heures de soutien scolaires ont été placées en fin de journée... Les conditions ne semblent pas très efficace sur le plan pédagogique. Imaginez-vous vous casser le crane pendant toute une journée de taff ... et, après vous être bien fatigué là dessus, arrive une couche de cours supplémentaire... perçu plus comme une punition qu'autre chose. Là, il est bien réceptif le loulou.
Ce n'est pas la faute des enseignants, ils ne veulent pas... et c'est parfaitement explicable, multiplier les aller et retour sur leur lieu de travail, pas la faute des parents... surtout ne touchez pas au samedi familial offert par la sté Sarkosy and co, pas la faute à l'administration qui a les journées d'enseignement les plus longues d'Europe avec un nombre de jour d'école le plus petit, pas la faute à la municipalité, qui tient le compte des jours avec chauffage, éclairage, garderie, transport.. ... et surtout pas la faute à Darkos ... non.
22 mai 2008
un pshiiit qui fait de l'effet
Après le succès de la fête de Méry, un feu d'artifice magnifique au départ d'une montgolfière, le tout dans l'écrin du parc du chateau et de l'autre festivité, le Mery contest festival, ce blog ne pourrait que faire concurrence aux fleuristes (oui, il y en a toujours deux...) locaux tant il y aurait de fleurs à décerner. Voilà le pourquoi de cette petite panne d'inspiration. Les félicitations, je veux bien en faire, mais trop, cela deviendrait suspect... surtout si l'on se place uniquement du côté des spectateurs.
Voila enfin du concret à mettre en ligne. A la fin la réunion de la commission scolaire, j'ai suggéré que l'on installe des dispositifs afin que, dans les écoles, les robinets des toilettes élèves laissent couler une brume nécessaire au lavage des mains, et non plus des flots ininterrompus de liquide précieux... Il se trouve que c'est en cours d'installation.
Tiens, je m'offre une fleur virtuelle... c'est bon pour l'égo.. et pour la planète.
