08 février 2009
Une France amoindrie, La Sarkofrance
La France vient de dérailler. Elle a quitté définitivement la ligne qui lui avait été fixée il y a plus de 40 ans. Avec le retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN, un des piliers de l'indépendance nationale vient d'être bradé, sans débat, ni vote des 82 millions d'euros annuels de dépenses supplémentaires en découlant.
Tous les dirigeants, de gauche comme de droite, ont bien vu quelle marge de manœuvre notre position d'allié, mais pas de vassal, laisse à notre action dans le monde. Pas important pour NS. J'aurais bien voulu voir comment on aurait pu empécher les bombardiers américains de survoler la France sous Mitterrand, où faire le bras de fer avec Bush sur l'Irak, en 2003 avec Chirac, dans les conditions où nous nous retrouvons maintenant. Faute de ni pouvoir ni savoir endosser un costume trop grand pour lui, notre petit chef nabotise notre pays pour un strapontin dérisoire.
La politique étrangère sous Sarko, c'est deux principes :
1) Tu paie, t'es puissant, tu as le droit de tout
2) Les français ne me méritent pas, ce sont des gens sectaires et bornés qui parlent une langue handicapante pour le commerce international. Allez vendre des centrales nucléaires en parlant seulement Français....
05 décembre 2008
Rue Marcel Perrin ?
Les colocs - la rue principale (en direct)
J'ajoute une plainte à celle de Monsieur EON*... et cette fin de semaine je vais faire mes courses de Noël comme tout le monde... devinez où je vais magasiner?
C'est bien le sens étymologique du mot nostalgie : l'impossible retour.. on ne pourra pas retrouver le petits commerces des temps anciens et révolus... alors autant en sourire...
Adaptation possible ...
Dans ma petite ville, on est just'9000, pis la rue principale s'appelle M'cel Perrin
....quand j'y retourne
Ça me fait assez mal!
Y'est tombé une bombe sur la rue principale
Depuis qu'y ont construit les centres d'achat!
Les centres d'achat! Les centres d'achat! Les centres d'achat!
*Monsieur EON, tête de liste de la liste divers droite, minoritaire au Conseil Municipal avec 6 élus (c'est soft, respectueux et républicain)
10 novembre 2008
des prix littéraires hors quota ?
La rafale de récompenses littéraires habituelle de la mi-novembre a une couleur particulière pour cette année 2008. Avec le Goncourt, décerné à l'auteur franco-afghan Atiq Rahimi, Le Renaudot pour le Guinéen Tierno Monénembo et le Renaudot du meilleur essais, attribué à Boris Cyrulnik, nous avons deux réfugiés politiques et un français dont toute la famille d'origine russo-polonaise a été exterminée pendant la seconde guerre Mondiale.
N'y a-t-il pas là un rappel à l'ordre sur la considération que l'on doit apporter à tout étranger qui demande à vivre en France ?
De juin 2007 à mai 2008 le ministère de l'immigration et d'une notion bien équivoquement connotée s'enorgueillit d'avoir délivré 9515 statuts de réfugiés. Ce chiffre doit être recoupé avec le cri d'alarme d'un programme européen de supervision des politiques de sécurité et de liberté, qui, en 2006, annonçait qu'un nombre d'accords inférieur à 10000 serait le signe que la France a choisi de tourner le dos à l'asile. Le nombre de demandeurs baisse certes, mais cela est dû à la surveillance accrue des frontières européennes où les étrangers sont refoulés avant même qu'une procédure puisse être initiée.
Alors que Monsieur Hortefeux s'amuse à faire une provocation imbécile en organisant un sommet des ministres européens concernés par l'immigration à Vichy, il convient quand même de se renseigner vraiment sur les effets de cette politique restrictive de quotas, de toutes les tragédies qu'elle engendre et de toutes les richesses que la France méprise, ignore et repousse.
22 septembre 2008
en veille vigilante
Que faire quand vous avez une amie, qui a trouvé un job, en CDI, qui est francophone jusque au bout des ongles, qui a une histoire liée à notre pays depuis des générations, où ses grands père et arrière-grand père sont revenus d'Amérique centrale combattre pour la France, qui a appris sa langue d'une grand-mère française, qui a étudié et travaillé au lycée français... et qui est à moins de 10 jours de la fin de son visa...
Vous prenez toutes sorte de précautions afin qu'elle ne devienne un de ces d'étrangers renvoyés simplement pour remplir les quotas d'expulsion ordonnés d'en haut. Cela commence comme le "testament français" et cela se termine par le certificat de décès de la France terre d'accueil.
Ceux qui savent lire, un coup de main n'est pas de refus.
03 septembre 2008
GET ON WITH IT !*
* débrouillez-vous !
Belle consigne émise pour la rentrée par M Darkos ministre de l'éducation "low cost". Il est bien le seul a s'y retrouver.
- sur les moyens : communiquer sur les petites dépenses nouvelles ne masque pas les coupes sévères continuellement faites au budget. L'entassement des élèves dans des classes surchargées en est la conséquence.
- sur l'improvisation : les miettes d'heures de soutien de rattrapage "laissées à l'initiative des enseignants" sont un casse-tête d'organisation. Les collectivités locales doivent improviser sur l'improvisation... beau résultat...
- sur les buts même de l'éducation... dernier gadget... tous bilingues avec des stages hors-temps scolaire (voir dessus)... en anglais. Démonstration de l'étroitesse de vue quand-à l'ouverture au monde... Il ne se limite pas à l'anglosphère, Mister Darkos.
A moins que le niveau requis ne soit pas le bilinguisme... mais la capacité de comprendre les ordres de clients émis dans ce qu'on appelle l'anglais international, sorte de pidgin du monde des affaires. D'ailleurs, ne serait-ce pas là l'axe directeur du chantier de démolition en cours : une école formant des exécutants malléables... et mordant sur le hors temps scolaire pour éviter que les ados ne brûlent les voitures. Réservant pour les familles "happy few", confortés dans leur bastion dirigeant, de quoi former les 5-10% de cadres suffisants pour diriger le pays. Ceux là sont soit déjà bilingues, soit peuvent se payer des interprêtes.
Ce n'est plus l'école de la république qui se dessine, mais une "l'école publique" dont on prononce les mots avec un rictus de mépris. Mister Darkos met en place une école pauvre pour les pauvres.