17 avril 2009
sous le masque, plein de choses mauvaises
Le gouvernement s'essouffle, devant le fiasco des manifestations de Strasbourg, voilà que l'on sort un décret anticagoule plutôt que de faire le bilan d'une gestion catastrophique du maintien de l'ordre à cette occasion. Et voilà que la machine médiatique, si bien huilée pourtant, connait quelques ratés. La presse ne suit pas, la diversion échoue. Ne serait-ce que sur le plan pratique, comment condamner une habitude prise par les forces de l'ordre ? Comment mettre en application cette mesure et quel effet aurait elle , n'est-ce pas une restriction supplémentaire des libertés individuelles ? A force de mesures de ce type, plus rien ne nous distinguera de ce que l'on abhorre.
J'imagine bien le casse tête ... avec cet édit, comment, dans une manifestation, faire la distinction entre la musulmane pratiquante, le frileux, l'hypocondriaque traversant un pic de grippe ou de gastro, le pénitent en pleine crise mystique et l'agité cherchant à faire le coup de poing avec la flicaillerie, ne serait-ce que pour faire acte de virilité ? Autre conséquence, c'est que toute démonstration carnavalesque peut entrer dans le champ de cette interdication. ouf, Séville et Venise ne rentrent pas dans les attributions de la ministresse de l'intérieur.
Enfin, que d'injonctions contradictoires quand on pense que, pour faire face à une probable épidémie issue de la grippe aviaire, les autorités publiques ont, en réserve, des millions de masques chirurgicaux.
S'effrayer de la disproportion imbécile de ce projet permet d'entrevoir la réalité de la "rupture sarkosienne" : une révolution conservatrice inégalitaire et violente ne supportant aucune remise en question... Plus que trois ans vous dites ? Soyons optimistes...
14 septembre 2008
Diversion grossière
Que faire pour exister quand on est un ministre de l'éducation qui
1) Supprime à tour de bras tous les postes périphériques à l'enseignement, le nombre d'infirmier et de médecin scolaire fond
2) Rogne sur les options au point qu'une quinzaine de parents assurés, en juin, que leurs enfants auront un enseignement de théâtre, ont la surprise qu'il n'en est pas question à la rentrée
3) Et dont l'opinion publique commence à prendre conscience de la supercherie qui consiste à retirer les tuiles et briques( les postes) par pan entier de l'éducation publique en présentant les maigres rustines offertes (les heures dites de soutien) comme une chance sans pareille ?
Ben... j'invente la médaille en chocolat. Cela ne coute surtout rien.
Ah Bon, cela ne marchera pas ? Z'êtes sur ?