Hugues Vessemont, conseiller municipal à Méry-sur-Oise

carnet d'un élu de base à Méry-sur-Oise. Que peut faire un simple conseiller municipal pour améliorer la vie de la communauté ? peut-on contribuer à changer le monde d'ici à coup de coup de gueule et billets d'humeur ?

12 octobre 2008

une pression efficace

Maria Petrella ne sera pas extradée. La chancellerie a montré que "des raisons humanitaires" pouvaient être bluepillopposées à la logique vengeresse qui était la sienne depuis son arrestation, en Août 2007. Maintenant que vous connaissez cette décision, imaginez quels commentaires le Sarkozy d'alors aurait fait.
Deviendrait-il " droit-de-l'hommiste" ? Horreur !!! Tu ramollis Nico...

Posté par hugues_vessemont à 11:56 - 6)Notre cher et vieux pays - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

05 août 2008

un bon point, mais c'est pas fini (et surtout pas Gianfranco*....)

petrellaIIAujourd'hui, Marina Petrella a été remise en liberté. C'est une bonne chose...
mais rien n'est arrêté sur le fond.

1) Elle ne doit cette décision qu'à "un état de santé incompatible avec une situation de détenu"
2) Le rétablissement, s'il y en a un, ne s'opèrera pas d'un coup de baguette magique.
3) Aucune reconnaissance de l'accord tissé entre le Président de la République (M.MiTTERRAND) et les brigadistes n'a été effectué
.......Elle reste toujours en instance d'extradition.
sarkozyfini* jeu de mots pas gratuit du tout  Gianfranco Fini est le chef du Parti néofaciste italien, le M.S.I, actuel président de l'Assemblée Nationale à Rome. C'est un grand ami de Monsieur Sarkozy, il a d'ailleurs préfacé l'édition italienne de son bouquin...


Posté par hugues_vessemont à 22:31 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

15 juillet 2008

Sur le fil

petrellaMarina Petrella, vient d'être hospitalisée. Son sort est toujours entre les mains des autorités françaises. Sans revenir sur les termes du marché qui, dans les allées 80, sous Mitterrand, a permis l'installation des brigadistes en France moyennant la cessation de leur activité, il y a même plus de quoi s'interroger devant les contradictions sarkosiennne.
Quand l'on compare la hargne des pouvoirs de droite, en France, en Italie, et ailleurs, trop heureux de tenir leur vengeance en écrasant des anciens combattants de gauche, terroristes clandestins voire même anciens des brigades internationales, retirés des affaires avec toutes les autres contortions, on a de quoi être écoeuré.

Quand on trouve fine la diplomatie qui s'ouvre aux terroristes actuels, les FARC, pour les neutraliser, quand on a recours à des manoeuvres de bas étage, s'applatissant devant les services secrets syriens et leur maitre sous prétexte de réalpolitik... et quand on se rend d'une façon minable à la cérémonie d'inauguration des jeux Olympiques, on a de quoi oublier, de quoi prononcer une amnistie, de quoi ne pas se rassasier de la mort d'une personne désormais inoffensive..
En 1880, l'amnistie pour les communards a été votée par les députés, ce n'était pas pour les amadouer, pas pour faire risette, mais pour clore un épisode sanglant en tenant compte du désespoir qui les avait poussé à prendre les armes.
Grosse différence toutefois, la majorité d'alors était de que bord ? Ah, Républicaine !

Posté par hugues_vessemont à 17:57 - 6)Notre cher et vieux pays - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

12 juillet 2008

hypocrisie canonique

       Coincé entre une façade généreuse offerte aux guérilléros du FARC actuellement et une froide et impitoyable répression à l'encontre des terroristes italiens qui avaient conclu un marché presque identique avec la France dans les années 80, Monsieur Sarkozy a recours à une pirouette médiévale.

       On retrouve, dans l'affaire Petrella, l'attitude des tribunaux religieux du moyen âge qui, après avoir absoud, voire pardonné, les accusés, hérétiques, sorcier et/ou sodomites, les remettaient aux mains de la justice séculière.... qui procédait à l'exécution capitale. L'Eglise ainsi respectait le commandement "tu ne tueras point"....
sarkoberlu       Marina Petrella, arrétée, en déni de la parole donnée par le président Mitterrand, d'être sauve, libre en France, moyennant l'arrêt de la lutte armée, emprisonnée, est en grève de la faim depuis si longtemps que le diagnostic vital commence à être incertain. Monsieur Sarkosy, mis en porte à faux avec l'offre d'asile faite aux FARC, ne dévie pas d'une virgule, il tient à livrer cette femme à l'Italie de Monsieur Berlusconi. Tout juste fait-t-il une suggestion de grace... avec des mots qui feraient passer Ponce-Pilate pour Mère Thérésa
       L'annonce d'une goutte d'humanitaire ne trompe personne, le bain commun a Berluscozy est répressif, vengeur et opportuniste. Il est facile de s'acharner sur des anciens terroristes qui sont revenu de leurs agissements. Cela renforce l'image répressive à faible coût et fait plaisir à la faction droitière de leur électorat. L'affiche du parti néo fasciste italien nous montre bien dans quel sens, à l'Elysée, le vent souffle sur ces points. Chez nous, même plus besoin, le FN est déjà dans les murs...

Posté par hugues_vessemont à 01:36 - 7)Y'a un monde au delà de l'Oise - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,



« Accueil  1