27 juillet 2009
Nicolas Karoshi
Un quinquagénaire imprudent a réussi à éclipser l'arrivée du tour de France dans les médias. Peut-être l'a-t-il fait exprès, mais, par charité, nous allons éliminer cette probabilité pourtant significative. Donc nous allons reprendre le scénario officiel : un joggueur inexpérimenté a eu un sérieux coup de pompe, ce dimanche, au bord du grand canal dans le parc du château de Versailles. Tous les professionnels vous le diront, un sportif du dimanche ne doit pas exercer une activité intense aux heures les plus chaudes en été... Mais Nicolas Karoshi doit se montrer... et en soirée, il y a moins de témoins..
Cependant cet incident nous dit bien des choses, bien plus que cette simple anecdote.
Pour N Karoshi, l'activité physique n'est qu'un reflet de son rapport général avec le monde. Il faut être vu, s'afficher, s'activer, travailler, pour lui, vivre, c'est bouger, trimer, bosser.... Au lieu de profiter d'une belle journée de repos, de musarder, de faire une sieste, voire de profiter de la vie, comme il en a le droit, il fait un tour en trottant, d'un pas pesant qui trahit son amateurisme sportif, avec une cohorte de gardes du corps, pourvu qu'on voie bien s'étaler les auréoles de sueur sur son t-shirt surdimensionné... Le pire, c'est ce qu'il s'impose, pour lui tout seul, devient progressivement, une norme pour tous : fin des 35 heures, travail le dimanche, retraite reportée aux calendes grecques... Les japonais, qui ne sont pas des manchots, connaissent les limites de cette attitude, Le karoshi, comme écrit sous vos yeux, mort par surdose de travail. Chers nippons, on a trouvé un dirigeant à votre mesure...même s'il n'aime pas le Sumo, on veut bien vous l'expédier..
17 janvier 2009
morceau choisi
Le tract traditionnel de Janvier commence à circuler... en voici un extrait choisi.. le reste est dans le même ton... bonne lecture
La santé
publique en état critique
Monsieur Sarkozy a étalé
toute sa suffisance quand, en inaugurant l’hôpital de Strasbourg, il a fait le
tableau de sa politique de santé
publique. Faire le tableau est un grand mot, ce
n’était que du boniment avec les mimiques et expressions des professionnels des
foires. On a entendu ces mots de la part du camelot présidentiel « Entre 1998 et 2008, la
France, au travers des dépenses de l’assurance maladie au profit des hôpitaux,
a augmenté le budget de près de 50%. C’est 23 milliards d’euros de plus pour
l’hôpital et les cliniques sur les dix dernières années. 23 milliards de
plus ! Quel est le budget de la nation qui a augmenté de 50% ces dix
dernières années ? Personne n’a répondu : « le votre, il a bien augmenté de 170% en moins d’un an ». Ces chiffres ont été balancés sans référence
réelle, l’augmentation des dépenses hospitalières en France est bien
moindre que dans tous les autres états européens. Il faut gonfler les faits
pour justifier une nouvelle série de liquidation dans ce secteur. On le subira
de nombreuses façons :
- par un grand nombre de services supprimés,
- par des hôpitaux amputés ou fermés,
- et par de dizaines de kilomètres supplémentaires à
faire pour accéder à des soins de base.
Quant on veut noyer son chien, on l’accuse de la
rage. C’est bien cette rage qu’ont les personnels hospitaliers devant ces
coupes tragiques alors que le risque de catastrophe sanitaire n’a jamais été si
présent.
12 septembre 2008
je n'avais pas besoin de cet exemple
Bilan globalement satisfaisant...Hier, tumeur retirée entièrement, visiblement pas maligne,
quelques dégâts, ils avaient été annoncés, ils restent dans la mesure du supportable. OUF... bonne étape.
Cette tuile personnelle, familiale, me conforte dans mon combat pour le maintien de l'état d'esprit dans lequel notre société française considère la santé publique. Voilà une urgence subite, nécessitant de couteux moyens de diagnostic, mobilisant un personnel on ne peu plus compétent, de niveau international, pour une jeune femme sans mutuelle... Ces considérations n'ont aucunement été prises en compte dans les décisions médicales et C'EST NORMAL EN FRANCE ACTUELLEMENT.
Je me battrai férocement pour qu'il en soit toujours ainsi, ce n'est pas du conservatisme, c'est la seule voie qui vaille la peine.
Grand merci pour tous ceux qui m'ont gentillement témoigné leur soutien...
